lundi 24 janvier 2011

C) Réglementation de la mode. a)- Normes et valeurs.



 Le respect de soi existe sous différentes façons, celles-ci variant d'une personne à l'autre du fait de la subjectivité des valeurs auquelles elles se réfèrent. Cela implique "d'honorer son âme", de s'affirmer et demande d'agir en suivant ses propres valeurs, pouvant entraîner de multiples conflits intérieurs en cas d'acceptation de valeurs qui ne nous sont pas propres.


Ces normes et valeurs constituent une sorte de socialisation qui résulte de beaucoup de facteurs. Les normes dépendent des valeurs ancrées dans la société. Toutes les conduites sociales sont issues de normes. Celles-ci sont en fait le prolongement de valeurs sociales qu'elles expriment. L'opinion se forge sur une attitude, des valeurs, des normes en partie par rapport à son entourage primaire (ami(e)s, famille, relation de travail...) C'est pourquoi, dans le cadre de la mode, le rôle des médias joue un rôle très important puisqu'il vient détruire ce processus. En effet, la personne est soumise à
l'image que donne les médias donc une image faussée de la personne puisque soumise à un tas de critères physiques, esthétiques et commerciaux. Dans cette conscience les valeurs représentent des manières d'être ou d'agir que l'on reconnait comme idéales. A l'inverse, certains modèles concernent des façons quotidiennes de se comporter, dont le plus souvent l'individu n'a même pas conscience. Des phénomènes de mode concernent donc les modèles éphémères. C'est pour cela que la mode a une propension à reglémenter les comportement sociaux de manière très stricte, s'opposant à toute liberté d'individualisation.





 Bree Van de Kamp, personnage de la série "Desperates Housewives", symbole du conformisme aujourd'hui prohibé parce qu'on veut faire ressortir la mode qui prône une liberté complète d'individualisme, avec des critères pourtant très fermés comme nous avons pu le voir.

dimanche 23 janvier 2011

b) Différentes selon les cultures, les pays.

  1. La mode obéit à des règles, cela pouvant prendre plusieurs formes selon l'histoire et la culture du pays. Effectivement, dans les pays où la religion tient une place très importante, elle influe grandement voire dicte les comportements vestimentaires féminins, à l'image des pays musulmans où les femmes ont pour obligation de porter le niqab (plus communément appelé la burqa), voile couvrant le visage à l'exception des yeux. Il est porté en tant que prolongement vestimentaire du hijab qui désigne le voile que ces femmes se plaçent sur les cheveux en laissant le visage dégagé. Il est également appelé voile islamique. Originaire d'arabie saoudite, il est majoritairement utilisé au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Afrique du Nord et dans le sous-continent indien.
  2. Sans prendre pour règle ces extrêmes, nombreux sont les interdits au sein de toutes les cultures au niveau de l'exhibition qui peuvent parfois résulter du port de certaines tenues. Ils sont donc prohibés et peuvent être passibles d'amende. Pour ce qui est du travail, bien que la manière de se vêtir de l'employé relève uniquement de son désidérata, le port d'une tenue spécifique  obligatoire peut être demandé dans certains établissements. 
  3. L’employeur peut bénéficier de cette prérogative dès lors qu’elle est justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché.
  4. Ces règles s'appuient donc sur des justifications symboliques ou rationnelles.
    Tout d'abord, suivant le travail et la fonction exercée: les uniformes ou tenues sont différents et représentent divers statuts sociaux. Ex: Dans l'armée les uniformes sont un indicateur des différents grades, ce qui donne une perception immédiate de l'autorité des uns sur les autres. Il en est de même dans toutes les institutions, l'église ayant particulièrement développé le rôle du  vêtement pour incarner les différents niveaux hiérarchiques.
    Dans des institutions comme celles-ci, une évolution de la mode est relativement délicate, car cela peut avoir une conséquence sur la distinction sociale et donc entrainer une perte d'autorité. Peut on imaginer un général qui n'aurait pas ses deux étoiles, signe de sa supériorité hiérarchique? Ou encore imaginer le pape sans sa mitre?
  5. D'autre part certaines personnes, du fait de leur appartenance a un groupe, se voient contraintes de s'habiller de la même manière que celui-ci afin de ne pas en être exclues, en signe d'appartenance a ce groupe Exemple: les jeunes gothiques. Les rituels sociaux déterminent également des codes vestimentaires de façon à ce que les gens ne s'habillent pas de la même manière pour un mariage que tous les jours ou encore pour un enfant et un adulte. Cela permet de se lier à un groupe mais surtout, dans le cadre de notre interêt de structurer la vie de l'individu via des impositions qui peuvent être poussées à l'extrême selon le contexte (niqab).

c) Limitée par le revenu.

Engel, statisticien prussien du XIXe, a donné son nom nom à une loi qui régirait la composition de la consommation d'une famille en fonction de son niveau de revenu. Cette loi Engel, élaborée en 1857 indique que la part des dépenses consacrée à l'habillement reste stable quelque soit le revenu alors qu'au contraire la part de l'alimentation tend à baisser quand le revenu s'élève.
On observe donc une nette difficulté à réduire les coûts associés à la Mode, voire une impossibilité. Face à son caractère éphémère, exigeant mais aussi intrégrateur social, bon nombre d'individus y attachent une grande importance et y consacrent donc une part conséquente de leur revenu mensuel. Cependant, les prix ont haussé considérablement et le marché de l'habillement se retrouve fortement ébranlé.
Depuis le milieu des années 90 et jusqu’à 2009, l’offre de matières premières textiles était abondante et les prix y étaient orientés à la baisse. Mais depuis quelques mois, les prix explosent. Le coton bat tous les records : + 80% en euros entre septembre 2009 et septembre 2010. Le lin ne serait pas en reste (+35%). De même, la hausse des cours du pétrole se répercute sur les prix des fibres synthétiques (+ 10 à 25% selon les fibres et filaments) et l’acrylique s’envole (+40 %). Aussi, les stocks mondiaux ont sensiblement baissé : en 2007, le ratio stocks/consommation atteignait 48%, il ne dépasserait pas 36 % pour la campagne en cours, le plus bas niveau depuis 20 ans selon l’International Cotton Advisory.
Au cours des deux dernières décennies, les prix moyens des vêtements achetés par les consommateurs occidentaux n’ont cessé de baisser, sous l’impulsion de la montée en puissance des grandes enseigne et d’une orientation massive de la fabriquation vers l’Asie. Les consommateurs ont alors profité de l’aubaine en achetant toujours plus de vêtements sans augmenter leur budget. Entre 1999 et 2009, les prix moyens des vêtements achetés par les consommateurs français ont ainsi baissé de plus de 15 %, alors que les quantités consommées augmentaient de près de 20%. Mais, crise oblige, les prix ont nettement augmenté.
Face au caractère durable de la situation et au risque de pénurie, on concède désormais des hausses tarifaires aux fournisseurs. Les matières premières peuvent représenter 8 à 20 % du prix de revient industriel d’un vêtement, ce qui signifierait dans les magasins une hausse des prix de la collection du printemps-été 2011 pouvant aller de 3% à plus de 20% selon les produits. On peut donc s'attendre à une baisse cruciale des ventes dans le secteur, cela n'ayant aucun lien direct avec le revenu et les lois d'Engel mais plutôt à une augmentation intense des coûts de production et donc des prix de vente. La consommation sera fonction décroissante du prix de vente en hausse. On peut donc à cette fin parler d'achats limités par le revenu, dans lequel s'inscrit tout ce qui est inhérent à la part du coût de l'habillement dans un budget. Cela encourage donc d’autres pratiques et marchés qui émergent : la revente entre particuliers, le recyclage des matières, le développement de fibres textiles agro-sourcées…

samedi 22 janvier 2011

II) Liberté




Lady Gaga posant pour le Vogue Japonais dans une tenue enièrement réalisée à base de viande, reprise ensuite par le styliste Franc Fernandez qui lui confectionnera une robe à base de viande animale qu'elle portera aux MTV Video Music Awards 2010.

vendredi 21 janvier 2011

A) Évolution a) Au fil des années


Comme vu précédemment, la mode féminine a grandement évolué et s'est libérée de l'oppression masculine.  Les femmes rencontrent beaucoup moins de contraintes dans leur choix vestimentaires et ne sont plus l'objet du scandale lorsqu'elles ne portent pas de soutien-gorge ou avec des vêtements qui tombent au-dessus du genou. Les années 60 furent des années clés dans l'évolution des libertés vestimentaires des femmes, leur permettant de s'affranchir des contraintes qui leur étaient imposées par la société. Ce sont également les dernières années où la haute couture a encore assuré un rôle révolutionnaire, avec l’effet Courrèges dont l’impact publicitaire fut mondial. Dans sa collection de 1965, ce couturier introduit un style court, très structuré, privilégiant le blanc qui incarne un changement de vision du monde, émancipe les femmes des talons hauts, des carcans de poitrine, au profit de la liberté de mouvement. Il popularise la minijupe en reprenant les travaux du styliste français Jacques Delahaye. Il intègre le pantalon féminin conduisant à la disparition de son interdiction sociale.
Mais cette époque est également marquée par l’apparition du maillot à deux pièces et des bikinis.
Les femmes qui adoptent le style hippie peuvent être vêtues de robes faites de carrés de laine et de satin, de pantalons évasés en patchwork
ou à franges, de ponchos péruviens, de fichus de paysanne, de grands châles ou encore de chapeaux gondolés.  

Elles ne portaient parfois même plus de soutiens-gorge; elles enlevaient tous ce qui était synonyme de contrainte.

jeudi 20 janvier 2011

b) Selon les différentes classes sociales.

Les différentes classes sociales se distinguent au sien de la Mode en fonction de la quantité de vêtements achetés ou de la qualité de l'habit.


Les ménages d'indépendants ne se fournissent pas dans la gamme de prix la plus basse même lorsque leur dépense est faible. Ils préfèrent resteindre leur budget en limitant leurs achats.  
Les chefs d'entreprises, les professions libérales, les gros agriculteurs, dont les revenus sont plus élevés, limitent eux aussi leurs achats tout en les choissisant dans le luxe.
Pour les salariés, c'est différent. Les ménages ouvriers achètent tous dans des gammes de prix bon marché, les plus aisés d'entre eux se contentant uniquement d'en acquérir un plus grand nombre.

Ces types d'approvisionnement renvoient à deux comportements opposés, qui peuvent cependant être coexistants. Dans le premier, le renouvellement de la garde-robe est rapide et l'habit doit y être "tendance", quelle que soit sa durabilité et sa commodité. Ceux sont les cadres, ingénieurs d'entreprises, citadins de grandes villes qui sont le plus sujets à ces "folies vestimentaires". A l'autre extrême, les vêtements achetés sont avant tout solides, durables, adaptés à la fonction. Ce type d'achat concerne les milieux moyens et classes populaires.


Il y a donc de notables différences entre les classes populaires et les classes aisées où l'on préfère acheter "à la Mode", quitte à gaspiller, au détriment des plus pauvres qui achètent en quantité nettement inférieure mais "bien", tout autant qu'il leur soit donner de réaliser des achats corrects avec leur faible budget.

B) Individualisme. a)- Les différents styles vestimentaires.



Notre personnalité a une influence certaine sur tous les choix que nous effectuons en matière de vêtements et d'image. Notre style vestimentaire apparaît tel un prolongement de notre personne et une incarnation de notre identité. Outre les aspects pratiques et esthétiques de la couleur et des formes du vêtement, le style représente la part non tangible du vêtement. De par son côté impalpable relevant presque du psychologique, le style dévoile notre attitude vis-à-vis de notre image, il agit donc en révélateur de notre tempérament et de notre mode de vie. Il parle un langage non verbal. "Quel message avons-nous envie de transmettre au monde extérieur ?  Qu'avons-nous envie de révéler de nous-mêmes? Que trahissent nos goûts?"  Notre personnalité s'exprime à travers nos choix de couleurs, de coupe et de style vestimentaires, de tissus, d'accessoires, de maquillage ou de coupe de cheveux. Il 

(Création de JC deCastelbajac)                          n'existe pas deux personnes ayant les mêmes attentes de leurs vêtements et de leur image.



Le style est ainsi censé fusionner notre image et notre personne.
On observe différents styles vestimentaires qui sont si nombreux qu'il serait difficile de les nommer tous. Cependant, on distingue plusieurs catégories de mode d'habillement :
-Le style gothique est l'ensemble des éléments liés à l'apparence physique associés au mouvement gothique, essentiellement basé sur le noir et les couleurs sombres, parfois accessoirisé avec des éléments considérés comme mystiques.
-Le style "émo" , abréviation d'« emotional hardcore », fait référence à un style musical et tire son origine de celui-ci. Le terme est resté bien que s'étant considérablement éloigné de ce "schéma initial". Il est caractérisé par des couleurs dîtes flashy et des motifs étoilés, rayés ou autre, notamment sur les pantalons.
- Le style punk est l'allure vestimentaire et l'apparence physique que se donnent au milieu des annés 70 certains groupes de musique anglais, en particulier les Sex Pistols. Les couleurs flashy, les imprimés voyants (léopard, lamé, écossais), les tissus et les matières synthétiques (nylons, vinyl, plastique) y sont les mots d'ordre.
-Le style hippie. Le hippie portait les cheveux longs, pour les hommes comme pour les femmes. Ces dernières les portaient le plus souvent défaits, sans aucun apprêt ; la liberté du corps appelé le "body freedom" étant complémentaire de la liberté de l'esprit qu'il préconisait.

Les vêtements du hippie, aux couleurs vives, étaient contrastés et parfois choquants pour une époque où les tenues étaient assez uniformes et sombres. Leurs pantalons étaient à « pattes d’éléphants », style lancé par les hippies californiens, et l’influence de l’Orient leur avait donné le goût des sandales, des gilets afghans, des tuniques indiennes aux motifs très fleuris et colorés. En cohérence avec l'idée d'anticonsommation , les hippies achetaient souvent leurs vêtements dans des friperies. Le jean fut également un vêtement emblématique de la génération hippie ; il était souvent porté peint, brodé, cousu, couvert de coquillages, de strass, de bijoux, de fleurs, et toujours à pattes d'éléphant. Le vêtement devint un mode d'expression de la personnalité.
Quand elles n'étaient pas en mini-jupes ou en jupes, les femmes adoptaient fréquemment ce même type d'habillement. Ce caractère androgyne réactualisé par la culture hippie , notamment dans l'habillement, était également habituel à cette époque, où hommes comme femmes portant sans distinction des bandeaux dans les cheveux, des colliers et des bracelets de perles, et se parfumaient au patchouli.

-Le style issu du surf, qui prône une mode "casual" et "cool". Trés en vogue sur le Bassin, nous avions décidé de se rendre au surf shop d'Andernos les Bains pour s'intéresser à ce style local, et notamment le rapport aux femmes qui s'y intéressent.  Cependant nos  questions n'ont pas été trés bien exploitées donc avons choisi de vous montrer  seulement à quoi peut ressembler un magasin de surf wear et d'occulter l'interview. 

Ainsi, tous ces styles, bien que très opposés, correspondent et tirent leur origine d'idéologies et valeurs différentes issues de mouvement musicaux, révolutionnaires ou sportifs et permettent donc à ceux qui s'y identifient de faire ressortir leur manière de penser et d'agir. Ces mouvements ne sont bien entendu pas propres à la femme. Par ailleurs, il n'est evidemment pas obligatoire de se classer dans une "catégorie" ou de n'en respecter qu'une seule.